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CRISE DU LOGEMENT A AUBAGNE : NECESSAIRE MISE AU POINT Gérard Gazay 9 février 2005 Il existe partout en France comme à Aubagne, un véritable retard dans la construction de logements. Ce retard accumulé dans la réalisation des logements sociaux depuis 1997 par le gouvernement de M.Jospin, avec M. Gayssaud alors ministre communiste du logement, a provoqué une crise dont les familles modestes subissent aujourd’hui la pénurie. Depuis mai 2002, le gouvernement travaille sur des objectifs prioritaires et des actions de terrain pour résoudre cette crise. Aujourd’hui encore il s’attache, à doubler la production de logements sociaux, à rattraper le retard en matière d’hébergement d’urgence, à mettre en place des dispositifs permettant de geler les procédures d’expulsion pour impayés, en cas de divorce, de perte d’emploi, de veuvage ou de perte importante de revenu et à aider au maintien des familles dans leur logement. Par ailleurs l’Etat participe à la rénovation du parc de logements publics et privés dans le cadre d’un programme national de rénovation urbaine. Encore faut-il que les collectivités locales et les acteurs essentiels s’impliquent dans la mise en œuvre de cette politique ? La majorité communiste d’Aubagne le fait-elle ? On peut se poser la question. Pour consolider son action, le gouvernement prépare un projet de loi « Habitat pour tous » qui aura pour objet, de renforcer les mécanismes d’accès au logement, de permettre aux Maires d’encourager la construction de logements par des dispositions sur l’urbanisme et le foncier, pour peu qu’ils le souhaitent, ainsi que de faciliter l’acquisition de logements par les locataires HLM. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait à Aubagne lors de la vente des logements d’Aubasem à l’Opac ? La pétition sur le logement lancée par la majorité communiste d’Aubagne reflète un état d’esprit et une vision pessimiste de notre futur ; pour notre part, nous ne partageons pas ce pessimisme. De même que nous ne partageons pas la méthode employée qui consiste à jouer avec les peurs, les souffrances et les angoisses. Diviser les Aubagnaises et les Aubagnais ne résoudra en rien les vrais problèmes de fonds. Nous considérons le problème du logement comme un pilier de notre cohésion sociale. Alors, au delà de toute propagande politicienne, laissons le gouvernement travailler dans l’actualité des difficultés rencontrées par les français et unissons nos énergies pour que cette nouvelle politique porte ses fruits dès maintenant pour le logement des Aubagnaises et des Aubagnais. |