Conseil de quartier de la Tourtelle,

le mercredi 8 décembre 2004.

 

Réflexions…d’un participant 

La grande majorité des participants à cette réunion étaient venus pour écouter et participer aux échanges : public – municipalité – public, proposés par la ville. 

En effet, une réunion avec un ordre du jour clairement défini laisse supposer des échanges intéressants avec les élus présents, ultimes « récompense » pour les participants !    

Habitants le grand quartier de la Tourtelle, ces personnes connaissent parfaitement l’espace où sont projetés les futures installations de la municipalité et le temps qu’il faut pour les réaliser. « Il faut un certain temps comme le disait un illustre humoriste des années 60. Soit !

Mais de là à s’entendre répondre systématiquement que le lieu n’est pas à la réflexion, que pour se faire il faut nécessairement s’inscrire et participer aux groupes de travail officiellement crées par la municipalité, plusieurs participants ont trouvé et dit que cet espace de rencontre ne permettait pas l’échange, la réflexion commune, que c’était un simulacre de démocratie participative. Par ailleurs il semblerait que le fait de disséquer les informations par quartier, groupe de travail, forum de décision, et autres colloques ait pour effet de laisser les seuls spécialistes décider du devenir d’Aubagne.

A ce stade, on voit bien que la population n’est pas respectée ni dans sa participation qu’elle souhaite active et réactive, ni dans les réponses oiseuses apportées par les principaux élus municipaux de la majorité à commencer par le maire de la ville d’Aubagne.

« Les participants ne sont pas restés sur leur faim », ils sont sortis découragés de cette énième réunion où l’on ressasse sempiternellement les mêmes choses, les mêmes projets, les mêmes possibilités éventuelles de devenir…

Ainsi la population du quartier n’en sait pas plus sur le devenir du vallon des Gavots, sur le centre de secours des pompiers, mais ils ont compris que le maire ne prend pas les bonnes décisions, et surtout qu’il n’a pas le courage politique de prendre les arrêtés de sa responsabilité pour régler les problèmes d’occupation illicite, de sécurité et d’hygiène publique sur la campagne Roux occupée de temps à autre par les forains, gens du voyage etc.

Certes, il faut rester « vigilant comme le dit le maire » mais ce que l’on demande au premier magistrat de la commune c’est de décider et d’agir avec tous les éléments en sa possession. En un mot c’est le rôle d’un élu d’agir pour le bien être de sa population. 

La participation – action de prendre part à une action - n’était pas au rendez-vous de ce mercredi comme c’est maintenant trop souvent le cas dans toutes les réunions organisées par la ville.

A noter qu’après plusieurs réunions, il ressort que les tenants de la municipalité n’ont pas de projet global et cohérent à proposer. 

Alors aubagnaises et aubagnais prenons le chemin de la vraie communication pour préparer un vrai projet de ville pour l’avenir d’Aubagne 2008, pour nous et nos enfants. 

Jean-Claude Dubini, citoyen aubagnais.