la Provence du jeudi 6 novembre 2003. Carole Barletta.

Intercommunalité (bis) :

Un parc à thème dénommé "Coco-land"  selon Richard Mallié. C’est sûr, le député et conseiller général du canton de Gardanne a le sens de la formule (notre photo). C’est ainsi qu’il surnomme, dans un communiqué, le projet d’intercommunalité. Et de fustiger cette “ahurissante débauche de communication aux frais du contribuable” -- celui de GHB pour le moment, pas encore de Gardanne. M. Mallié affirme que le projet n’est pas viable juridiquement, que l’ancien préfet, il l’a déjà dit, que le nouveau, il le lui a confirmé. Conclusion :voila une “intercommunalité fantôme (ou fantoche)”, et des délibérations qui ne relèvent que de la “gesticulation”.

lntercommunalité (ter) :

le torchon brûle entre le maire de Roquevaire et GHB. Le 24juin, les élus de Roquevaire avaient quitté la séance du conseil communautaire, n’ayant pas de nouvelle vice-présidence. “Roquevaire doit être traitée comme les autres communes” avait lancé André Niel, maire UMP (notre photo). Un entrefilet paru dans la revue de GHB, “Interactions”, explique : “Les élus de Roquevaire n ‘ont pas voté les budgets de GHB et se placent dans l’opposition. Et le maire de Roquevaire ne va pas confier un mandat d’adjoint à un élu de l’opposition.” CFDQ. André Niel, dans le dernier bulletin municipal, explique la question de l’intercommunalité. Il note que dans la genèse de la création de GHB, “il semble que les considérations politiques aient prévalu sur les conditions de fond (...), rassemblant des communes partageant la même sensibilité.” Il admet: “Tout ne va pas mal à GHB, un certain nombre de dossiers avancent, ou tout au moins progressent (...) ; mais la ville centre d’Aubagne semble privilégiée. “Le maire émet quelques reproches sur la gestion de GHB, son manque de transparence et s’interroge sur sa destinée : “Les responsables de GHB veulent forcer la main des décideurs. Il y a du bon. Les choses doivent évoluer. Il y a du pire : quelles convergences avons-nous avec Gréasque, Gardanne ?“

Pour Alain Belviso, président de GHB, voilà des propos “inamicaux, mensongers “. Dans une lettre adressée à la population de Roquevaire, il accuse M. Niel “d’user de mauvais prétextes pour justifier sa volonté de rejoindre la communauté urbaine de Marseille dirigée par ses amis politiques “. Voilà des propos “pas sérieux “, des “dénigrements “. Rappelant les actions engagées sur GHB, il martèle : “La gestion est intégralement supportée par 1 ‘intercommunalité. M. Niel vous cache le fait que sa commune reçoit beau coup plus de la communauté d’agglomération que ce qu’elle verse. Il rejoint les élus de l’opposition de droite d’Aubagne qui caressent aussi le rêve d’une intégration forcée de GHB par la communauté urbaine de Marseille “.

La suite aux prochains numéros ? D’ “Interaction” ou de “Vivre à Roquevaire”

Les élus vont prôner l’élargissement de l’intercommunalité sur le marché de Gréasque. Non non non : rien à voir avec les prochaines élections. Si Daniel Fontaine, maire d’Aubagne, Roger Meï, maire de Gardanne, Alain Belviso, président de la communauté d’agglomération Garlaban Huveaune Sainte-Baume, et Francis Pélissier, conseiller général, iront sur le marché de Gréasque demain matin, c’est pour prôner l’élargissement de l’intercommunalité Ce soir, les conseils communautaires de GHB et de l’Etoile et Gardanne doivent se prononcer sur un projet de territoire que l’Etat n’a pas encore avalisé, étendu à 14 communes. 14 communes ? Pas tout à fait, puisque les conseils municipaux de Cadolive et de Gréasque ont délibéré pour rejoindre la communauté aixoise. Nos élus locaux vont donc prendre leurs bâtons de pèlerins pour expliquer aux Gréasquens toutes les subtilités des EPCI, SCOT et autres PLU. Bon courage. Quant à savoir si le maire du village, Suzanne Maurel (notre photo), accueillera ce petit monde avec la médaille de la ville, pas sûr...

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