BON A SAVOIR N° 12 du 20 novembre 2004

ASSOCIATION DES CONTRIBUABLES DE L’INTERCOMMUNALITE D’AUBAGNE

DES DEPENSES INCONTROLEES 

LES FAITS 

1-     Les députés ont voté l’article du budget relatif aux crédits de la Présidence.

Selon le journal le Monde de ce jour, «  alors que le chef de l’état avait promis une « présidence modeste » la progression de son budget a été de 580 % depuis 1995 ».

2-      Pendant les années 1960 à 1995 (35 ans), ce budget est passé de 2,35 million € à 3,31million €, mais les « fonds spéciaux » qui complétaient les ressources de la Présidence sans figurer dans son budget ont été supprimés par le gouvernement Jospin. Toutefois une enveloppe de 3,6 millions € de fonds secrets a été remise à l’Elysée en 2001 et 5,5 millions € en 2002. 

3-     Les dépenses n’étant pas exposées, il n’est pas possible de connaître la cause de cette augmentation. Cette absence quasi totale de transparence ne contrevient à aucune règle,  puisque le budget présidentiel n’est juridiquement soumis à aucun contrôle. Cette règle découle du principe de la séparation des pouvoirs.

COMMENTAIRES

1-     Répétons le : nous vivons dans un système monarchique, malheureusement toléré par la classe politique.

2-      Il est tout à fait anormal que soient cachées à nos concitoyens la nature et les sommes dépensées, à l’exception toutefois de celles qui pourraient être couvertes par le secret défense.

3-     « La progression fantastique des dépenses » s’explique d’autant moins qu’il a été dénombré 714 salariés payés par divers ministères qui s’ajoutent donc pour la somme de 25,2 millions €, alors que les charges de fonctionnement du « palais » s’élèvent à 30,2 millions €.

On ne peut demander aux Français des sacrifices et maintenir son train de maison dispendieux.

La diplomatie est censée relever de la présidence. A quand, par exemple, la fin des actions diplomatiques brouillonnes, inutiles et coûteuses.