Chronique de l’Association des Contribuables……   13 janvier 2004. 

ATTAC OU LA VERSION MODERNE DU CHAPERON ROUGE 

Répondant indirectement à un courrier de notre association, le ministre de la jeunesse et de l’éducation nationale, dans une explication forcément gênée, vient d’illustrer la phrase de Lénine selon laquelle nous fournirons même la corde pour nous pendre.   

Nous posons de nouveau la question : peut-on subventionner des associations telles qu’ATTAC ? 

* La réponse est assurément non, s’il s’agit de subventions communales puisque l’intérêt n’est :

- ni public (la jurisprudence indique que : « même lorsqu’il s’agit d’un besoin imprécis d’ordre social ou culturel, il importe qu’il ait une portée suffisamment générale sous peine de répondre uniquement à l’intérêt particulier d’un petit nombre d’habitants. »),

- ni local puisque cette association se considère comme un mouvement « planétaire » (selon la délibération d’adhésion de la commune de la Penne sur Huveaune : « faire prendre conscience aux citoyens des méfaits déstabilisateurs, à tous points de vues du rôle que jouent les institutions financières dans le pilotage de la planète… ») . 

* Des concours peuvent-ils être attribués au titre de parti politique ? La réponse est encore négative, puisque l’Etat « entretient » les partis en fonction du nombre de voix qu’ils ont recueillis à des élections et du nombre d’élus obtenus. 

Alors, il faut user de subterfuges et revêtir les habits de la grand mère. 

Ainsi, dans un communiqué du 10 décembre 2003, relatif aux prochaines consultations électorales, cette association rappelle aux candidats qu’ils ne peuvent pas « engager l'association ni de près ni de loin : Attac est et entend rester un mouvement d'éducation populaire tourné vers l'action » et ce camouflage est accepté par les ministres successifs de la jeunesse en accordant à ce titre un agrément de leur ministère. 

Or, qu’est-ce qu'un parti politique ? La définition communément donnée est la suivante : « un parti politique est une association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation avec comme objectif affiché la conquête et l'exercice du pouvoir. C'est donc une organisation au service d'une idée ». 

Quel est l’objet social de cette association ? Selon ses statuts, ATTAC « a pour objet de produire et communiquer de l'information, ainsi que de promouvoir et mener des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans l'ensemble du monde. Parmi ces moyens figure la taxation des transactions sur les marchés des changes (taxe Tobin) ».  

…. Et, lors de l’élaboration de ces statuts, il n’apparaissait pas clairement la notion d’éducation populaire dont elle se pare aujourd’hui, mais bien celle de « reconquête du pouvoir », de « vie politique », « d’ensemble du monde », ce qui implique son installation, souvent tumultueuse, dans le champ de la politique nationale et internationale.

 

Au demeurant, l’installation de nombreux anciens dirigeants de mouvements révolutionnaires est naturelle et parfaitement légale. Mais pourquoi faudrait-il la subventionner avec l’argent des contribuables ? La peur de nos gouvernants devant cette « quatrième ou cinquième internationale socialiste » ?  Le calcul ?

 

Dans son dernier numéro du 9 janvier 2004, l’hebdomadaire Le Point ne répond pas expressément à cette question, mais selon lui : « Le roi du copier-coller », comme on dit chez ATTAC… est Jacques Chirac, qui a compris de longue date quel parti il pouvait tirer de ce cocktail d’humanitarisme, de prospective qui n’engage à rien, et de chaleur humaine ».   

 

N’engage à rien ? Voir ! Nous vous le disions les contribuables paient déjà la corde.

 

Gardons, toutefois, l’espoir que nos amis députés, acquis à notre thèse sur ce sujet, finiront par être entendus.