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Appel du 18 juin 1940, 63° anniversaire le 18 juin 2003.
Monsieur le Maire (ou son représentant), Messieurs les élus, Messieurs les Présidents d’Associations et Amicales, Chers Amis, Chers Compagnons, Nous voici réunis pour le 63° anniversaire de l’Appel Historique du Général De Gaulle. Aussi respectueux que conscient de l’importance de cet événement, nous n’ignorons pas toutes les polémiques qui se nouent autour de cette date. Elle a fait couler beaucoup d’encre et en fera couler encore beaucoup. Chers Compagnons et Amis, je ne vous cacherai pas ma satisfaction de voir combien cette date est honorée de nos jours. Beaucoup y puise encore réconfort et moral pour ne pas dire vérité. Car certains faits relatifs à cette période qui a débuté vraiment avec cet appel historique, sont déformés ou transcrits suivant l’idéologie qui les anime. Certains vont même jusqu’à critiquer, contester cet appel ; alors que dans l’esprit de celui qui l’a prononcé, il se voulait rassembleur, fédérateur et non diviseur. Ce devoir de mémoire dont trop se targue de défendre, au nom de tel ou tel principe, et qui n’est pas toujours vérité, c’est à nous qu’il revient le droit et le devoir de le faire. Quel intérêt ont-ils tous ces détracteurs ? Pourquoi ne pas parler le même langage ? Cette vérité déformée ou transformée se retrouve parfois dans le fil directeur de certains discours officiels, prononcés même devant les monuments aux morts. Il faut savoir rester humbles et modestes. L’on ne dénigre que ceux que l’on ne peut égaler. Restons dans les traces du chemin que nous a ouvert notre chef et ne cherchons pas à savoir si tel mouvement de résistance est antérieur à tel autre, s’il a fait mieux ou plus que les autres. Seul le but comptait. Et lui a su y arriver. Il a su « Fédérer » Dès 1940, le Général De Gaulle a lancé l’appel à la résistance à l’ennemi. Bien peu semblent l’avoir entendu. Ceux qui l’ont compris l’ont rejoint dans sa lutte sans état d’âme spontanément. Ce sont les vrais gaullistes. D’autres, suivant leur origines ou leur appartenance à tel parti ou suivant leur idéologie ou les ordres reçus, se sont ralliés à cette mouvance bien plus tard, pour certains même dans les derniers jours tels des opportunistes, car sentant tourner le vent de l’histoire, se sont forgés une bonne conscience. Quant à l’organisation de la résistance qu’avait prônée l’homme de Londres et de l’ombre, l’on sait ce qu’il en est advenu. Combien de difficultés pour Jean Moulin afin de fédérer tous ces mouvements aussi différents que politiquement divers et pourtant tous unis dans le même combat. L’examen de conscience a dû être ardu pour certains mais conscients de l’enjeu et des perspectives futures, ils ont obéi pas toujours de gaîté de coeur mais prêts à en découdre à la première occasion, une fois le sol libéré. C’est pour cela que nous devons rester très vigilants et attentifs à tous ces donneurs de morale qui veulent se donner un passé digne de ce nom en adoptant comme Credo, le «fameux devoir de Mémoire ». Certains faits nous le prouvent. Pourquoi en 2001, l’appui financier dont jouissait la Fondation de la France Libre lui a été retiré alors que deux autres associations, celles de la Résistance intérieure et des Déportés et Internés résistants ont continué à le recevoir. Pourtant le premier ministre de l’époque avait peu de temps au préalable fait l’éloge de ces trois associations pour leur participation active à la victoire finale. Notre Club du 18 juin 1940 ne peut rester silencieux devant de tels faits. Il a le devoir de le crier haut et fort. C’est un devoir de respect pour ceux qui sont morts en défendant cette cause. Il est inadmissible, plus de 60 ans après, de créer des polémiques aussi basses. Pour notre part, restons fidèles à notre mouvement. Restons unis et vigilants. Continuons de manifester la vérité et oeuvrons à la conservation de la Mémoire et du Souvenir. Nous sommes les plus aptes, avec quelques autres associations à mener cette délicate mission. C’est plus qu’un droit, c’est un devoir que de transmettre la « vérité historique » et de combattre toutes déformations de cette vérité. Voilà chers Compagnons et Amis ce que j’avais à vous dire en cet anniversaire de l’appel de celui qui reste toujours notre chef et notre modèle. Combien sa présence serait salutaire en ces périodes que nous traversons ? Mais soyons confiants en l’avenir. Je constate avec fierté et une immense joie combien par votre présence et votre soutien notre message semble avoir été entendu et compris. C’est d’un grand réconfort et un fort encouragement pour les militants bénévoles que nous sommes. Merci donc à vous tous, messieurs les élus, messieurs les présidents, mesdames et messieurs, amis et compagnons, merci à vous les porte-drapeaux pour votre dévouement ; Merci à tous et Vive le 18 Juin. Vive le Général De Gaulle, Vive la France. Le Président, André Gravelais
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